Assurer sa défense en politique


Le cycle de la vie politique française est des plus poétique.

Des élus votent des lois, les lois sont mises en place, et parfois, au détour d’un chemin, voilà que les lois s’appliquent à eux. Il y a alors des cris, des râles, des pleurs, et surtout, de véritables séries judiciaires qui s’étalent parfois sur des années. Au point que de nos jours, même les Rougon-Macquart auraient bien du mal à tenir la durée comparés aux aventures épiques des Balkany. Mais, de roman judiciaire en drame juridique, on peut ainsi remonter fort loin dans l’histoire de France, au point que plus d’un dendrochronologue en y pensant s’est réveillé avec le front humide, la gorge sèche et le pyjama taché.

Cependant, et rien qu’en observant le spectacle politico-judiciaire de ces dernières années, il est à noter que tout homme politique (fut-il une femme) accusé de quelque chose a une fâcheuse tendance à avoir toujours exactement la même ligne de défense, qu’importe ce qui lui est reproché. Afin de gagner un temps précieux, et si jamais vous avez prévu d’être élu (et soupçonné de diverses choses) dans les années qui viennent, je vous propose de regrouper ici les fiches pédagogiques qui permettent, jour après jour, à nos personnalités politiques de s’illustrer avec des arguments d’une subtilité qui nous dépasse tous.

Je vous laisse faire le bingo de ce que vous voyez passer.

Bonne lecture à vous.

En France, on aime les élections. Bon, plus rarement le résultat, mais tout de même.

La séparation des pouvoirs, c’est bien évidemment quand la justice ne vous attaque jamais. C’est logique.

Bizarrement, le juge ou le procureur derrière une perquisition a souvent tendance a en fait savoir comment faire pour éviter que la perquisition ne lui pète au nez.

Les avocats vous le diront tous : votre pire ennemi, c’est votre client.

Une technique bien connue, puisque vous l’utilisiez déjà à l’école maternelle.

Une technique souvent utilisée lors de contrôles routiers.

Notez que même les gens y croient souvent : le problème, c’est que la presse sorte les affaires parce que des gens les aient commises.

Marche aussi avec l’invocation de son nombre d’électeurs pour justifier de son importance.

Et surtout, n’oubliez pas : accusez les autres d’employer toutes ces techniques, jusqu’au jour où c’est votre tour, auquel cas, vous pouvez y aller sans vergogne.

Après tout, si quelqu’un le souligne…

… vous n’aurez qu’à dire qu’ils font partie du complot contre vous.

Ben voilà, vous avez tout bien retenu.

Vous êtes prêts.



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