Ça casse où ça passe.

Ça y est : on parle de casseurs en France.

Sur toutes les chaînes, nous avons le droit aux éternelles images de fanfarons n’hésitant pas à s’en prendre à la Twingo de Monsieur Roubieux ou à la vitrine de Madame Pipoulet avant de disparaître dans des nuages de gaz lacrymogène. A peine ont-ils achevé leur terrible forfait que voici que la terre tremble : est-ce l’arrivée en masse de CRS ? De compagnies de gendarmeries ? Nenni ! Ce grondement sourd, c’est celui de centaines de mocassins à glands qui martèlent le sol alors que leurs propriétaires s’affrontent pour savoir lequel sera le premier sur un plateau télé à pouvoir s’exclamer, sourcils froncés et regard fier d’un air particulièrement profond :

« C’est politique« .

On cherche encore à savoir comment le vol de slips chez Madame Pipoulet est l’expression d’un désir  de la revalorisation du point de retraite, ou si la Twingo de Monsieur Roubieux une fois renversée devient télépathe et lance à qui la croise qu’on ne parle pas assez des petits revenus en zone rurale, mais ce n’est pas grave, tant une fois que vous avez dit que « C’est politique« , vous donnez l’impression d’avoir dit un truc profond et n’avez plus à vous justifier.

En attendant, et puisque je suis moi-même en déplacement en ce moment-même, je vous laisse avec cette simple image qui nous rappelle qu’heureusement que la vie politique française est d’une qualité unique, car sinon, on s’ennuierait presque.

Ecouter pendant près d’une heure des gens se demander s’il faut interdire une manifestation pour stopper les casseurs, c’est toujours savoureux.

 

Comme toujours, vous pouvez cliquer dessus pour la voir en plus grand.

En attendant, je vous laisse, avec Diego, on part cramer les bagnoles de certains commentateurs de l’actualité.

Et s’ils pleurent, qu’ils se rassurent :

« C’est politique« .

2018-12-03 17:57:42

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